Le test détaillé des Hoka SpeedGoat 5. Elles sont encore meilleures

Dans la continuité en mieux ?

C'est le grand rendez-vous tous les deux ans, l'attente des fans de la marque et d'ailleurs des fans du produit, la SpeedGoat 5 est enfin arrivée ! Il a un peu fallu attendre cette fois-ci, mais j'ai enfin pu la voir et la chausser. Voici la présentation détaillée et le test de la Hoka SpeedGoat 5. Mon avis sur ce best seller, une des meilleures chaussures d'Ultra-Trail du marché (selon moi évidemment).

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Caractéristiques Hoka SpeedGoat

  • Poids 291g
  • Drop 4mm
  • Prix catalogue 140€
  • Talon 32cm
  • Méta 28mm

Usage: Chaussure efficace sur toutes les distances, usage très polyvalent. Modèle plébiscité pour l'Ultra-Trail.
Points forts: Amorti et dynamique
Points faibles: Robustesse du mesh
Note: 4/5

Historique des tests

Voir l'historique de mes tests des Hoka SpeedGoat

La voici les fan-boys !

Languette et lacets sur la Hoka SpeedGoat 5

Présentation des Speedgoat 5

La première fois que j'ai eu la chance de voir les chaussures, c'était en avant première dans les bureaux de la marque. Elle conserve les caractéristiques principales qui ont contribué au succès du produit. Un amorti conséquent, une empreinte au sol assez large, une semelle Vibram qui fonctionne bien sur tous les terrains tant qu'il ne sont pas trop gras. La Speedgoat 5 conserve aussi le drop de 4mm qui plait à pas mal de coureurs. On verra sur le terrain ce que cela donne (plus bas dans l'article).

La SpeedGoat 5 reste une SpeedGoat, pas de surprise, mais on peut remarquer, en étant habitué au modèle, que cette fois-ci il y a des différences notables.

Hoka SpeedGoat 5 de profil

La Hoka Speedgoat 5, évolue franchement. On note en particulier sur cette photo l'extension à l'arrière, en forme de languette comme sur les Hoka Clifton 8 et les Hoka Carbon X2 et Carbon X 3. Elle perd aussi le petit passant qui facilitait son enfilage. Je n'ai pas de soucis avec cela, la Speedgoat est facile à chausser. On note aussi sur les flancs que la nouvelle version possède un peu moins de protection, cette petite bande en plastique (TPU) qui longeait toute la chaussure a disparu. Pour mieux visualiser la différence au niveau de la tige justement, j'ai pris en photo les 2 versions l'une à côté de l'autre.

Différences entre la Hoka SpeedGoat 4 et la SpeedGoat 5

Ci-dessus : à gauche la Speedgoat 4, à droite la Speedgoat 5.

Il y a plusieurs choses à dire sur cette photo. Tout d'abord, le pare-pierres semble plus costaud sur la V5 mais s'arrête assez vite alors que le TPU dont je parlais plus haut faisait auparavant globalement tout le tour de la chaussure. Ensuite, le tissu n'est pas le même sur la SpeedGoat 5, il est plus souple, ce que je confirme pour avoir jouer avec. On note aussi que l'avant du pied dans le pied dans le prolongement de la languette est dans une sorte d'élasthanne, très souple.

Les nouvelles SpeedGoat sont donc plus souples que les Speedgoat 4

Différences entre la Hoka SpeedGoat 4 et la SpeedGoat 5

La languette évolue aussi. La bande en plastique qui remontait tout le long a été remplacée par un tissu plus classique. Cela va dans le même sens d'une tige globalement plus légère. Avant d'attaquer le test sur le terrain, une dernière photo, celle de la semelle qui reste en Vibram. Comportement globalement excellent sur toutes les surfaces, sauf évidemment dans la glaise où personne n'a de solution.

La Hoka SpeedGoat 5 et sa semelle megagrip Vibram

La semelle vibram ne change pas

Le test sur le terrain

Test des Hoka SpeedGoat 5

C'est toujours un peu délicat de faire la comparaison entre deux éditions d'un même modèle. J'ai beaucoup couru en Speedgoat 4, c'est la chaussure que je prends sur les Ultra-Trails. Un test comparatif, dans l'idéal, doit se faire avec 2 produits dans des conditions similaires, sauf que mes SpeedGoat 4 sont déjà très fatiguées. Pourtant j'ai tout de suite retrouvé les mêmes sensations, en chaussant les SpeedGoat 5.

Les Speedgoat souffrent parfois de critiques concernant leur chaussant un peu étroit, sur l'avant en particulier. Je ne suis pas d'accord avec cela. La chaussure hérite de l'image de la version 2, qui, il est vrai n'était pas optimale sur ce point. C'est réglé depuis la V4, et cette SpeedGoat 5 est confortable. C'est accentué avec la tige et le tissu utilisé, qui ont évolué. Plus souple je trouve. C'est en particulier le cas sur cette pièce sur le devant de la languette, qui apporte plus de tolérance à la chaussure. Elle ressemble sur ce point à la EVO Speedgoat, même si c'est dernière est quand un cran au dessus avec la tige en Matryx.

Test de la Hoka SpeedGoat 5

On remarque cette languette sur l'arrière de la chaussure. Facilite éventuellement le chaussage.

La Speedgoat 5 perd quelques grammes, 14g précisément d'après la marque. Cela se passe surtout au niveau du dessus de la chaussure, la semelle intermédiaire est identique. L'ensemble offre une dynamique assez satisfaisante pour une chaussure avant tout prévue pour les longues distances. Evidemment, la SpeedGoat 5 est très confortable, l'amorti très présent. Petit bémol : je pense que c'est lié à ma morphologie, mais je souffre de quelques petits frottements sous la base du gros orteil, du à la semelle intérieure qui nécessite quelques sorties avant de se faire. C'était déjà le cas lors de la V4, mais la gène s'estompe très vite : en 2021 j'ai pu courir l'UTMB et les Templiers, et le Kullamannen 100 sans aucun problème.

Le test des Hoka SpeedGoat 5

Le test des Hoka Speedgoat 5

Il reste évidemment la question de la longévité de la chaussure. C'est toujours un problème, et je peux témoigner que la version précédente s'est déchirée après au niveau de la pliure des méta-tarses à l'avant. Encore une fois, certains ne connaissent pas de problème, mais c'est presque systématique chez moi avec Hoka. On verra.

Toujours est-il que je vais - à nouveau - signer avec ce modèle pour mes objectifs de courses en 2022. En l'occurrence : Le MIUT à Madère en avril, le Grand Trail de Saint-Jacques en juin, puis la CCC en août.

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