Une belle course de reprise
Après plus d'un an sans dossard, j'ai repris la compétition sur la MaxiRace : 57 km entre Doussard et Annecy, quatre grosses montées, dont la longue ascension du Semnoz, et une paire de chaussures neuves aux pieds, faute de mieux. Voici mon récit de ce Demi-Tour du Lac, une course de reprise un peu juste côté sensations, mais qui m'a rendu le plaisir des sentiers.
📷 Le demi-tour de la Maxi-Race 2026, récit de course | Une belle course de reprise
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Le Demi-Tour du Lac de la MaxiRace, récit d'une course de reprise
57 km de Doussard à Annecy, par la rive ouest du lac
2025 aura été une année sans dossard. Une longue blessure m'a contraint au repos, et mon dernier départ remontait au Marathon du Larzac, en octobre 2024. Je suis donc arrivé à Annecy, ce dernier week-end de mai, plein d'envie et avec la ferme intention d'en découdre avec les sentiers.
C'est ma troisième venue sur la MaxiRace, après 2015 et 2019. À l'époque, il y avait deux courses principales : la MaxiRace, le tour complet du lac sur plus de 80 km, et la Marathon, qui partait de Doussard pour rentrer sur Annecy en reprenant la même trace que la grande. Dans les deux cas, on finissait par Menthon-Saint-Bernard, puis le Mont Baron et le Mont Veyrier. Le Semnoz, lui, arrivait d'entrée : en 2019, on partait à 3h30 de la plage d'Albigny pour aller le chercher.

Cette année, tout est à l'envers, puisque l'épreuve tourne désormais dans l'autre sens. Et je me suis inscrit sur un format qui n'existait pas à l'époque, le Demi-Tour : départ de Doussard, arrivée à Annecy, mais par la rive ouest. Il fait une bonne quinzaine de kilomètres de plus que la Marathon que j'ai connue, avec 56,8 km pour 3 310 m D+. Et le Semnoz devient la dernière grande montagne de la journée.
Pour corser le tout, j'ai oublié mes chaussures de course à la maison. J'ai pris le départ avec les Mount to Coast H1 que j'avais aux pieds, une paire neuve, pensée plutôt pour le gravel. C'est exactement ce qu'il ne faut pas faire. Ça s'est pourtant plutôt bien passé, je raconte tout ça dans mon test ci-dessous.
Le parcours en quatre montées
| Montée | Kilomètres | D+ |
|---|---|---|
| Au-dessus de Doussard | jusqu'au km 8 | environ 600 m |
| D'Entrevernes au col de la Cochette | km 13 à 16 | environ 650 m |
| De Saint-Eustache vers le Semnoz | km 24 à 31 | plus de 1 000 m |
| La dernière, avant Annecy | km 46 à 48 | environ 500 m |
Parti trop vite
Le départ est donné à 8h, par vagues. On commence à plat, sur ce qui ressemble à une ancienne digue, ou peut-être à une vieille voie de chemin de fer, je ne sais plus. Au bout de quelques kilomètres de route bitumée, on attaque la première montée, près de 600 m D+.

Je me laisse embarquer par l'allure un peu rapide du sas, et la note ne tarde pas. Mon corps se rappelle à mon bon souvenir en quittant Entrevernes, dans la deuxième montée de la journée. Elle est beaucoup plus raide que la première : environ 650 m D+ en moins de 3 km, jusqu'au col de la Cochette, qui permet de basculer sur Saint-Eustache. Les quelques vues sur le lac d'Annecy sont superbes. Cette riviera des Alpes vaut vraiment le détour.

Le Semnoz se fait attendre
Au 24e kilomètre, on n'est même pas à la mi-course de ce demi-tour, et c'est là que commence la plus longue montée de la journée. On passe d'environ 650 m d'altitude à plus de 1 600 m. Le Crêt de l'Aigle marque l'arrivée au sommet, mais pas au ravitaillement. Celui du Semnoz se fait attendre, au pied de la station du même nom, vers le 37e kilomètre.

Moi qui aime bien envoyer en descente, j'ai dû marcher et faire attention à ne pas glisser à certains endroits du Semnoz. Dès que le sol est humide, des crampons de gravel avouent vite leurs limites. Je ne pouvais m'en prendre qu'à moi-même.
Il reste une dernière marche
La fin de la course est plutôt roulante, avec une large piste forestière, avant de devoir se taper une longue descente en single sur les flancs de la montagne, en surplomb du lac. Il y a là 900 m à descendre d'une traite.
On pourrait croire que c'est fini, mais il faut encore remonter de 500 m D+, sur à peine 2,5 km, avant les dix derniers kilomètres. Les coureurs les plus lents n'auront pas eu à souffrir sur cette dernière montée. L'organisateur a mis en place un système de bascule : selon l'heure de passage à une intersection, on est redirigé vers une variante, avec environ 3 km et 400 m D+ de moins, et on est classé derrière ceux qui ont fait le parcours complet. Pour ma part, je suis passé par la montée. Ensuite, il n'y a plus qu'à redescendre jusqu'à l'arrivée, sur le parking des Marquisats.

Le plaisir retrouvé
Je termine en 10h35, à la 1 007e place sur 1 246 finishers, un peu juste en termes de sensations. Je ne pouvais pas m'attendre à beaucoup plus après cette longue pause de plus d'une année. Devant, Simon Paccard s'impose en 5h16 et Ruth Croft en 6h20, ce qui laisse rêveur. Course de reprise, évidemment. Mais je suis très content d'avoir retrouvé le plaisir des sentiers.
