MaxiCross 2018

Récit en retard!

Il a neigé presque toute la semaine et presque rien n'avait encore fondu. Pour aggraver les choses, ce matin du dimanche 11 février le temps était au redoux et on prévoyait de la pluie. Tout ce qu'il fallait pour faire de cette édition du Maxicross une belle aventure. J'étais content de retrouver la forêt de Montmorency, avec l'envie d'en profiter et bien courir.

📷 MaxiCross 2018 | Récit en retard!

Je participe au Maxicross de Bouffémont pour la 4ème fois. J'ai sauté l'édition 2017, occupé que j'étais à préparer la TransGranCanaria et ses 125km.
En ce début d'année, j'ai repris l'entraînement doucement en courant sans trop forcer tout le mois de janvier et en particulier sur les sentiers de Californie. Je reviens d'un bien exotique roadtrip entre Los Angeles, la Vallée de la Mort, et Joshua Tree. J'y ai même couru une course au hamburger (on ne dit pas à la saucisse là bas), le Boney Mountain Run un 21km un peu au nord de Los Angeles.


Le jour se lève sur le maxicross

Une très belle lumière dans les sous-bois enneigés

Je retrouve Bastien qui s'aligne comme moi sur le 41km. Nous courons ensemble les 2-3 premiers kilomètres avant d'entrer dans le vif du sujet et les premières descentes très grasses, un mélange de boue glacée et de neige. Le ton est donné. Je pars sur un rythme un peu élevé, excité par l'événement qui commence à devenir une classique dans la région parisienne. Trop confiant sans doute, je vais négliger de boire, et surtout de manger. Je me focalise aussi sur ma vidéo et les superbes ambiances du jour qui se lève.

La montée à la corde sur le Maxicross

La montée après le Pont du Diable

Nous retrouvons les coureurs du 25km après le second ravito. À partir de là, je vais progressivement sombrer (clairement je sombre). Ce n'est pas tant dû au froid ou le terrain très gras que de négliger de m'alimenter qui va poser problème. Je n'ai prix qu'un gel avec moi et j'ai considéré qu'un quart de banane suffirait au premier puis au second ravito. C'est donc une sympathique petite hypoglycémie, ou plus simplement le mur du 30ème qui me heurte ou l'inverse entre le 32ème et le 37ème... dans ces moments on perd les notions kilométriques.

Avec les coureurs du 25km du Maxicross
Au bout d'un moment après le second ravito, on retrouve les coureurs du 25km.

Je marche une bonne partie de la fin du parcours, presque systématiquement dès que le sentier monte un peu. Je fais même des pauses sur le plat alors que sur un trail de cette distance on doit pouvoir courir quasiment tout le temps. Je n'ai aucun plaisir, je perds évidemment toute envie. Je fais quand même l'effort de filmer, juste pour me motiver.

Ras le cul du Maxicross
Gros coup de mal vers le 35. Le mur du marathon existe aussi en trail...

En résumé, un excès de confiance assez classique du coureur qui commence à avoir de l'expérience et qui pense négligemment qu'un trail de 40km comme le MaxiCross peut se courir avec légèreté. Et bien non, on peut aussi se faire mal sur un trail de cette distance même si on a l'habitude d'efforts beaucoup plus longs. C'est bien ainsi, un petit rappel à l'ordre :)

En tout cas, je crois quand même que je serai de retour sur les sentiers de la forêt de Montmorency en février 2019!

Et bien sûr la vidéo du Maxicross!

Les 25km de Mangeur de Cailloux

Le récit de Julien qui a couru avec Philippe (récit ci-dessous) les 25km. Voir son récit

Les 25 km de Jahom

Le récit de Philippe qui a couru avec Julien (récit ci-dessus) les 25km. Voir son récit