Echantillon du Marathon des Sables

Ça donne envie

Au début du mois de Mars, j'assistais à une conférence de presse Terres d'Aventure. Le sujet du jour : la nouvelle offre de voyage à vélo Terdav, présentée par Eric Balian. L'offre est sympathique et je constate avec plaisir chauvin que la couverture du catalogue présente ma région natale.

📷 Echantillon du Marathon des Sables | Ça donne envie

La 2ème de couverture et le petit mot de Lionel Habasque.

On déjeune, puis sachant qu'Eric court et lui que je cours, on aborde le sujet du Marathon des Sables qui, par une étrange coïncidence, tient sa conférence de presse au même moment à quelques rues de l'endroit où nous sommes. Eric l'a couru il y a quatre ans, et en bon dealer qui connait le produit il me propose d'en prendre un morceau : "On organise un voyage de trois jours pour aller encourager l'équipe Terdav, tu veux venir?".
En trois secondes c'était réglé.

15 jours plus tard, je suis dans le désert

Je ne vais pas présenter le Marathon des Sables, l'épreuve est devenue en près de 30 ans une course d'endurance de légende de 250km. En 5 étapes. L'originalité tient surtout dans l'autonomie totale imposée aux participants pendant une semaine, seule l'eau étant fournie. Il fait aussi très chaud... évidemment.

Je vais suivre la dernière étape de la course, la 5ème. 42km de distance marathon sur un terrain qui distribue au coureurs plateaux, regs et fonds d'oued sablonneux. Plus que sur les autres courses auxquelles j'ai pu assister, j'ai été impressionné par les expressions, l'effort transmis, l'intensité des émotions vécues par les coureurs. On ne peut pas être insensible. Je cours un peu, et je me suis projeté sur ce terrain, dans la durée, en transposant ce que j'ai déjà vécu même si ce n'est sans doute pas comparable. Je pense que l'expérience est inoubliable, et les coureurs avec lesquels j'ai pu échanger à l'arrivée le confirment sans même en parler. D'ailleurs Eric, on sait bien que l'appel de l'effort long est irrésistible.

J'ai aussi discuté avec Laurence Klein. Elle m'a donné la même définition que j'ai du trail, une vie en raccourci. Des moments difficiles, des moments d'exaltation, des rencontres, des souvenirs souvent bons.

Assez de mots, place aux photos

Le CP3 de la dernière étape, vue d'en haut.

Les coureurs dans la vallée qui mène à l'oued de Taghbalt et le CP3.

Depuis le sommet de la crête où je suis posté, au loin descendent les coureurs. Des coureurs parmi d'autres, mais autant d'histoires et de souvenirs à raconter au retour.

Deux grandes stars du MDS, Rachid Elmorabity (en blanc) et Salameh Al Aqra (en rouge) qui finiront respectivement 1er et 2ème de l'édition 2014.

Eric applaudit Damien Vierdet, Equipe Terdav Equinox 1.

Un coureur solitaire.

Eric et Mohamed Faraj, gimme five. L'équipe Terdav Equinox 1 composée de Laurence Klein, Mohamed Faraj, Damien Vierdet et Olivier Cochereau finira 3ème au classement général du MDS2014.

Dans le pack, on n'est jamais seul, mais on reste seul dans l'effort.

Beaucoup de nationalités sur le MDS, et même des Américains.

Arrivée d'un coureur au Check Point. C'est juste Christophe Pinna, Champion du Monde de Karaté. Tout le Monde à la même enseigne sur le MDS...

Antoine, Terres d'Aventure, CP3 de la dernière étape.

Au ravito, l'eau est distribuée en quantité suffisante et certains coureurs en profitent pour s'asperger la tête.

De l'eau comme pour faire le plein.

Note du photographe : j'ai jamais aimé courir avec les oreilles pleines de bruit.

Au CP3 du dernier jour, l'attention d'un médic.

Note du photographe : salut troubadour.

Laurence Klein quitte le check point pour les derniers 10 kilomètres.

Les coureurs repartent du CP3 pour les 11 derniers km du MDS 2014.

Dans le lit de l'oued de Taghbalt. Au bout d'un moment, tout le Monde marche mais Mohamed continue à courir. Pour information, au départ de l'étape, les coureurs partent en décallé. Les 200 premiers décollent 1h après les autres, ce qui fait que les meilleurs remontent tout le pack. C'est plus sympa, ça met de l'ambiance, et on peut tous voir les champions.

Lui par exemple à ce moment là, il est heureux.

L'arrivée est dans 100m. Certains sortent leur drapeau ou appareil photo pour immortaliser l'instant.

Patrice et Gilbert, c'est la fin.

Juste avant l'arrivée, les coureurs s'embrassent, parfois viennent à la rencontre de leur camarade de bivouac.

La joie de Julia, 5ème féminine.

Les filles de l'équipe Terdav ensemble à l'arrivée.

Terres d'Aventure et son PDG Lionel Habasque, la marche finale et l'arrivée.

Les derniers encouragements libérateurs.

Sous le portique, Patrick Bauer félicite chaque coureur. Ca fait mille bisous, et des larmes aussi.

A l'arrivée, fatigue et soulagement.

J'en ai vu d'autres, mais lui surtout.

Et les retrouvailles des amoureux.

La ligne est à peine franchie, un regard en arrière à travers les lunettes, comme déjà une envie de revenir.

Les deux potes de l'équipe.

Vincent, un prénom comme un autre pour s'allonger dans un coin.

L'épreuve d'après course, se rendre à la clinique.

Evidemment, on ne court pas facilement 250km dans la chaleur et le sable sans souffrir des pieds.

Retour vers les tentes pour une dernière nuit.

Le bivouac, lieu de repos après chaque étape, camp de réfugiés ou radeaux de la méduse en plein désert.

Les tentes noires du bivouac sur fond des montagnes du Saghro.

Le soir du dernier jour, un concert improbable en plein désert, Opéra de Paris.

Un aperçu en photo de ce superbe événement sportif, beaucoup d'émotion. De la chaleur et du sable, de la sueur et des larmes.

Les Hoka Clifton, gamme route Hoka.
Les Hoka Clifton, gamme route Hoka.
Les Hoka Clifton, gamme route Hoka.
Les Hoka Clifton, gamme route Hoka.

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