Test de la Kalenji Run Light 250

Un éclairage pectoral façon IronMan!

Difficile d'aller courir la nuit en forêt sans une frontale. Le mot est d'ailleurs aujourd'hui devenu synonyme d'éclairage. Pourtant on pourrait partir avec une torche à la main ou bien avec ce produit que Kalenji est le seul à proposer je crois, la lampe pectorale Kalenji Run Light 250. 250 Lumens donc, façon IronMan.

📷 Test de la Kalenji Run Light 250 | Un éclairage pectoral façon IronMan!

Sur le papier les 250 lumens sont largement suffisants en puissance. Ce qui éveille la curiosité c'est plutôt le système de harnais qui permet de fixer la lampe sur le torse. Ce n'est donc pas une "frontale" mais une pectorale. On peut se questionner de l'intérêt de ce type d'éclairage car les frontales sont outrageusement dominantes dans les pelotons laissant penser qu'elles sont la meilleure option.

La pectorale ici calée juste sous le torse lors d'une sortie vers la forêt de Meudon.

L'intérêt de la pectorale réside en deux points :

  1. Aucune gêne sur la tête évidemment. La pectorale est aussi livrée avec un système d'attaches qui permet de l'accrocher à l'avant d'un sac, la batterie étant alors glissée dans le dit sac. Cela règle le problème de son usage en course, la lampe pectorale fait une avec le sac (on peut enlever/ remettre le sac sans soucis).
  2. la meilleure perception du relief. Lorsqu'on court avec une frontale l'ombre qu'elle porte sur le sol, les pierres, n'est pas perceptible. En effet notre regard est sur le même axe, on ne voit pas les ombres. En revanche avec une pectorale, le décalage fait beaucoup mieux apparaître les détails, cailloux, trous. On perçoit beaucoup mieux le terrain et c'est confirmé en pratique.

Mon avis sur cette pectorale Kalenji. Sur le papier on y trouve un réel intérêt : confort et meilleur perception du terrain, je le confirme. En revanche l'outil touche très rapidement ses limites en pratique et surtout sur les sentiers un peu techniques et serrés. On ne peut pas orienter l'éclairage comme on le fait avec une frontale de façon naturelle en tournant la tête pour regarder où l'on va. Ainsi ce qui semblait intéressant à priori (libérer la tête du poids, d'une gène) limite franchement l'usage de la pectorale en sentiers: on perçoit mal les environs du sentier, on anticipe mal les virages, on ne peut pas regarder au loin dans les montées (corps incliné), la lumière ne suit pas le regard. C'est globalement stressant. J'ai aussi trouvé que son usage est moins pratique lorsqu'il faut "l'enfiler", la placer sur le torse. Une fois en place ça va mais ça reste mois pratique qu'une frontale.

Au niveau des caractéristiques techniques, la fiche produit annonce une autonomie de 2,5h à 250 lumens et 5h à 125 lumens, ce qui règle la question de son utilisation en ultra trail (autonomie insuffisante mais si la lampe bascule en 70 lumens après coup) en dehors des limitations fonctionnelles que je viens de présenter. Cette pectorale est avant tout destinée à un usage urbain pour celui ou celle qui voudra être vu sur la voie publique. La batterie fixée dans le dos sur le harnais propose d'ailleurs un éclairage rouge clignotant bien visible. Notons aussi que le prix est très TRES mesuré comme toujours sur les produits de la famille Decathlon: 39.99€.

Visuel Kalenji où on voit bien les pectorales Run Light 250.

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