CR du Semi de Paris 2014

Record battu de 16min 26s

Il y a un an, le semi marathon de Paris était ma première course. Je n'avais pas d'entrainement, tout au mieux avais-je couru une fois en janvier et une fois en février. J'avais bouclé la distance en 1h48'20". Depuis, beaucoup de choses ont changées avec le virus du trail passé par mon frère.


Cette année avec l'objectif de l'écotrail à la fin du mois de mars, je suis en pleine préparation, mais je travaille surtout des sorties longues associées à des côtes dans le bois de Clamart. Peu de fractionné et donc pas forcément très rapide. Difficile de savoir ce que je peux faire. Dernière référence, 1h35'24" à Boulogne il y a 4 mois en partant "tranquillement" (j'étais à 3 semaine de la SaintéLyon).
Objectif donc, suivre le meneur d'allure à 1h35 et accélérer si je suis bien aux 10km, et ne pas me faire mal car l'objectif principal reste l'écotrail.

Petit mot sur le contenu de la besace fournie lors du retrait du dossard : des fraises Haribo directement enfilées, des pistaches (pratique à manger quand on court), un t-shirt en coton car parait-il l'organisation n'a pas reçu les t-shirt techniques à temps, un bracelet en éponge (ça je m'en sert), une pommade "relax" de chez Akiléine, un portesmartphonebiceps qui part directement à la poubelle car mon Nexus5 n'y entre pas sans parler de l'inscription Semi de Paris qui empêche de lire anyway.

On arrive à 9h20 en scooter avec Olivier. Je suis super réveillé.

Sas de départ

J'arrive tranquillement dans le sas 1h35. J'arrive à courir un peu pour m'échauffer mais très vite il y a trop de monde. Je reçois un sms de Laurent qui me dit qu'il est devant près d'une bannière orange. J'approche en me faufilant. On discute un peu, derniers réglages, puis pour passer le temps on décide d'aller pisser contre la grille du sas. Classique...

Dans le sas 1h35 avec des centaines de coureurs et devant des milliers d'autres.

Départ

Le sas préférentiel ce vide, puis c'est notre tour.
Le départ est rapide comme toujours. Le meneur est à 4'15" alors qu'il devrait plutôt être à ~ 4'30" pour un temps cible de 1h35. Au bout du 2ème kilomètre, il reprend une allure plus appropriée. Je décide pour ma part de rester à la même vitesse, advienne que pourra. Ca c'est un autre classique, on se donne un objectif mais on l'oublie tout de suite.

On arrive déjà au 1er ravito. Je pense à prendre mon premier gel même si je n'en ressens pas le besoin. J'ai prévu d'en prendre un tous les 5km, c'est sans doute trop. J'attrape une bouteille d'eau à peine dégelée que je vide à moitié, en prenant soin de le faire en 2-3 gorgée espacées.

On sort du bois de Vincennes et le train commence à s'allonger en entrant dans Paris, c'est la descente. J'allonge la foulée jusqu'à 4' au kilo, en faisant gaffe à ne pas trop pousser.

La cote du 8ème km est là, je fais attention au cardio. J'aime pas les côtes. En arrivant en haut, je prends un gros coup d'hyperboost : un groupe de percussion, tambours et grosses caisses mettent une ambiance de dingue sur la place. J'oublie quelques instants la course et les applaudis, j'adore la sensation. Je relance dans la descente comme à mon habitude, reboosté par la musique.
C'est ensuite la longue ligne droite de Daumesnil le long de la coulée verte que je prenais la semaine dernière pour ma sortie longue vers Vincennes.

10km

J'arrive au ravito du 10 km un peu avant Bastille. Sur les tables, du Powerade couleur canard WC® de Johnson© est servi dans des verres. Je voulais de l'eau pour diluer le gel que je venais de m'enfiler mais non. Evidemment, j'oublie comme à chaque fois "qu'on ne peut pas boire dans un verre en courant". Du coup, je m'en fout partout et ça m'énerve, surtout que 100m plus loin ils distribuent des bouteilles d'eau...

Dans la foulée jusqu'au 12 ou avant d'arriver à l'Hôtel de Ville un petit coup de moins bien. L'allure tombe à 4'25 - 4'30 au kilo alors que je n'ai pas eu l'impression de ralentir. Du coup j'anticipe un peu en restant à cette allure sur 2-3 km, en me disant que je reprendrai le rythme des 10 premiers kilos plus tard. Si je le peux. Je ressens aussi quelques signes négatifs qui remontent des intestins et je focalise dessus, ça m'énerve. Heureusement, pas de conséquences.

On arrive à l'Hôtel de Ville, puis on commence à remonter la rue de Rivoli. Ça va mieux, peut être l'effet du verre de powerade finalement. Je profite aussi de l'ambiance jusqu'à Bastille, plein de monde, des encouragements d'inconnus. C'est la force de ces courses, évidemment on est beaucoup trop, mais la foule est là aussi et c'est agréable.

On enchaine dans la foulée avec la Rue du Faubourg Saint-Antoine que je connais bien pour l'avoir empruntée pendant quelques années chaque jour en vélotaf. Jusqu'à Faidherbe ça va c'est plat ou presque, puis le long faux plat et la re-descente vers Porte Dorée. Je suis content sur cette partie et j'arrive encore à relancer dans la descente.

A gauche, Quelques photos prises par Maindru bien sur, sur la fin juste après Porte Dorée, puis à quelques mètres de l'arrivée.

Le finish

Il reste 3km et j'arrive à accélérer. Encore un autre élément qui tend à montrer que je cours un peu en dessous, que j'en garde sous le pied comme au semi de Boulogne en novembre. Je finis sur un bon rythme entre 4' et 4'15 alors que la fin est globalement montante. Ah si, au 19ème km, un mec se vautre juste devant moi. Trébuche, tentative de rattrapage, et bise au goudron.

Passage de la ligne sur un tapis rouge, pas trop fatigué, content.

  • 1h31'54
  • 2148ème sur 32912 partants.
  • L'année dernière, je faisais 1h48'20" sans entrainement, ça donne une idée de la marge de progression lorsqu'on débute...

Après l'arrivée, le selfie de la montre, un classique d'#instarunner.

Remarques

  • J'ai du mal à maintenir une vitesse constante, ou savoir sur quelle base partir (1h35, finir en 1h32). Je crois aussi que j'en garde toujours un peu, prudence surement, mais sans doute aussi le manque d'expérience;
  • Objectif potentiel <1h30 avec une préparation spécifique pour le Semi de Boulogne;
  • Je ne me suis pas fait mal et c'est le principal.

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